Faire de la recherche "avec" et "pour"

Les attentes des citoyen·nes et des acteur·rices

Habitant.es

La recherche-action participative pour mieux comprendre

  • les habitant.es voient dans leur participation à LaBoca une occasion de mieux comprendre ce qu'est la recherche et une opportunité de développer de nouvelles connaissances, sur l'alimentation, la dynamique démocratique...

Une volonté de contribuer par la recherche-action

  • prendre part à une recherche-action, et notamment participer à la définition des questions de recherche, est perçu comme une façon pour elleux de contribuer au changement

Pour une recherche inclusive

  • pour que la démarche de recherche soit accessible à toutes et tous, plusieurs points de vigilance ont été soulevés par rapport au vocabulaire employé, aux moments de travail choisis, au format des résultats, aux éventuels rapports de pouvoir dans les interactions avec les chercheur.ses, aux possibles contreparties financières...
  • le recours aux outils et postures de l'éducation populaire visent à faciliter la participation de toutes et tous, en reconnaissant une égale légitimité de tous les savoirs

Salarié.es

Une recherche pour soutenir l'action

  • pour les acteur.rices, la recherche (la démarche comme les résultats) a de multiples intérêts : elle permet d'objectiver et d'évaluer les actions menées, de générer de la réflexivité sur les pratiques, de développer des partenariats ou encore de soutenir la mobilisation des habitant.es en étant capable de mieux parler des projets et de leurs effets
  • les acteur.rices identifient d'ores et déjà de nouveaux besoins qu'ils pourraient avoir vis-à-vis de LaBoca, notamment sur de la formation et de la montée en compétences (sur des thématiques comme la justice sociale, la démocratie alimentaire, les inégalités d'accès à l'alimentation, les systèmes alimentaires...)

Pour une recherche inclusive (encore...)

  • de même que les habitant.es, les salarié.es soulignent l'importance de rendre la recherche accessible, dans le vocabulaire employé, les temporalités de travail choisies (qui correspondent avec les contraintes de travail) et les formats de restitution des résultats, qui doivent être appropriables pour le terrain.
  • pour les acteur.rices de terrain, la démarche de recherche constitue une bonne opportunité de se mettre en lien avec d'autres communautés professionnelles (acteurs du médico-social, producteur·ice·s, enseignant·e·s, artistes...)

Chercheur.ses

Sortir du cadre de la recherche académique "classique"

  • les chercheur.ses avec qui nous travaillons (Cirad, INRAE, Institut Agro Montpellier, Université Paul Valéry) reconnaissent la recherche-action participative comme une toute autre manière de faire de la recherche, pour laquelle iels ont plus ou moins d'appétence ou de temps disponible
  • iels s'accordent à dire que ce type de recherche contribue à renforcer la dimension politique de la recherche et recréer de la confiance entre sciences et citoyen.nes

Des interrogations sur le risque de reproduction des inégalités et hierarchies sociales

  • avec une approche réflexive, les chercheur.ses identifient les enjeux inhérents aux démarches de recherche participatives : reconnaître l'égale légitimité des savoirs scientifiques et non-scientifiques, réussir à mobiliser dans les recherches les personnes habituellement invisibilisées pour faire entendre leurs voix ou encore lutter contre les risques d'instrumentalisation des personnes par les institutions et la recherche

Agent.es de collectivités et élu.es

La recherche-action participative pour se mettre en lien avec la société civile et soutenir les dynamiques citoyennes

  • les agent.es et élu.es impliqué.es dans les projets de démocratie alimentaire du territoire voient dans la recherche participative une façon pour elleux de soutenir les dynamiques territoriales
  • c'est en effet un moyen d'en apprendre plus sur la manière d'associer les habitant.es et leur donner du pouvoir, de participer aux projets sans en être au pilotage et d'accéder à des arguments pour convaincre d'autres élu.es de soutenir ces dynamiques démocratiques

Un espace de mise au travail et d'expérimentation

  • les acteur.rices du public témoignent d'un manque d'espaces et de recul pour mettre en réflexion certains sujets d'intérêt (inclusion des plus exclu.es dans less débats, question de la gouvernance alimentaire territoriale, etc.)
  • les expérimentations de démocratie alimentaire et recherches participatives peuvent leur permettre de le faire

Focus sur

Nos partenaires scientifiques

LaBoca compte deux partenaires scientifiques privilégiés sur lesquels il s'appuie dans la mise en œuvre de ses activités.

  • La Chaire Unesco Alimentations du monde, chaire d'enseignement et de recherche sur les systèmes alimentaires durable de l'Institut Agro Montpellier. Engagée depuis 2020 pour faire du lien entre recherche scientifique et actions de terrain le sujet des solidarités alimentaires, la Chaire est impliquée dans le pilotage et dans les activités de recherche de LaBoca. A l'inverse, LaBoca prend part aux orientations stratégiques de la Chaire, aux activités de formation sur la question des solidarités alimentaires et à l'organisation des rencontres sciences-société Pour des solidarités alimentaires.
  • La Maison des Sciences et des Humanités Sud, une Unité d'Appui et de Recherche qui travaille sur les questions de recherche interdisciplinaire, d'interface science et société et de sciences ouvertes. LaBoca collabore avec la MSH notamment au travers du dispositif Trait d'Union et du réseau de Recherche Avec Pour et Par la Société en Occitanie (RAPPSO).